''Le sceau maudit''

 

De akilihan

 

Chapitre 1:

 

 Xena et Gabrielle marche depuis plusieurs jours sous la chaleur écrasante de l'été, lorsqu'elles arrivent dans la ville de Salamine.

Petite bourgade où il fait bon vivre, la joie et la gaieté émanent à chaque coin de rue. Les habitants évoluent dans ce monde coloré et enjoué.

Sur la place du marché, chacun discute avec son voisin, des regards et des sourires chaleureux ce portent sur les deux femmes.

 

_Eh bien, on dirait que la vie est tranquille ici, peut-être que pour une fois on pourra traverser ce village sans avoir de problème. Explique Gabrielle.

 

Soudain des bruits de lutte et des cris se font entendre, présage que la barde à tord.

 

_Tu crois? Demande la guerrière intriguée.

 

Sur ces mots, la brune commence à courir vers l'origine des bruits suspects, suivi de sa compagne qui pense à l'instant que les ennuies leurs colle à la peau.

 

Au détour d'une ruelle, les deux amies voient les combattants responsable de ce vacarme.

Deux jeunes gens, dont une fille, ce confrontent à une dizaine d'hommes crasseux.

La guerrière doit choisir qui aider. Son choix se porte sur les jeunes, tout d'abord parce qu'ils sont en nombre inférieur et aussi car les hommes aux regards vicieux ne lui disent rien de bon.

 

Xena et Gabrielle se jettent dans la bataille, l'une à coup de pied et de poing, l'autre à coup de bâton.

Alors que les coups fusent, la femme aux cheveux de jais ne peut s'empêcher d'être impressionner par la rapidité et l'efficacité des deux adolescents.

 

Les coups portés rivalisent de puissance, devant les techniques utilisées par Xena, les hommes comprennent qu'ils n'ont aucune chance de vaincre.

Mus par la certitude de perdre ce combat, si ce n'est pas leurs vies, et que quelques dinars ne valent pas cette peine, la bande décide de fuir.

 

Les quelques brigands encore debout, aident leurs compagnons gémissants au sol, à ce relever afin de quitter les lieux de leur défaite en courant, sous les regards de leurs ennemis et ceux curieux ou surpris des badauds ameutés par les son du combat.

 

Poussées par une même force, puissante et indescriptible, Xena et la jeune fille aux yeux gris portent leurs attention l'une sur l'autre, leurs regards se croisent, sans qu'un mot ou un geste ne soit pratiqués.

 

Le temps ce fige jusqu'au moment ou Gabrielle rompt cette alchimie étrange en s'approchant, souriante, de la rebelle qui ne quitte pas les yeux azurs.

 

_Bonjour, je m'appelle...

 

La blonde ne finit pas sa phrase, la fille lui tourne le dos, puis s'éloigne sans lui avoir porté la moindre attention.

Xena s'approche de sa conteuse, en regardant l'arrogante partir.

 

_... Gabrielle.

_Allez viens, on en mène Argo aux écuries et on va manger un morceau. Explique Xena.

_Ca me va.

 

Après avoir fait les quelques mètres qui les séparent de la monture en question, la brune prend les rennes, puis, elles se dirigent vers le lieux dit, les deux femmes sentent les yeux des villageois, qui reprennent leurs activités, posés sur elles.

 

Après avoir marchandé le prix du fourrage et des fers neufs, au grand plaisir de Gabrielle, les deux amies converge vers l'auberge.

Soudain, un homme s'approche d'elles sous le regard suspicieux de la guerrière.

 

_Nausica vous remercie pour votre intervention de tout à l'heure et vous signale que tout ce que vous aurez besoin ou pourrez désirer durant votre séjour ici, vous sera offert.

_Bien. Merci. propose la brune.

_Si vous voulez bien me suivre.

_Où? Demande la barde.

_Votre cheval ne sera pas ferré avant demain donc, je vous accompagne à l'auberge prévenir Sarah que Nausica réglera votre séjour.

_On te suis. Propose la blonde.

 

Les trois compères prennent la direction de l'auberge.

 

_Comment sais-tu que notre cheval ne sera pas ferré avant demain? Demande Gabrielle poussée par sa curiosité naturelle.

_Le maréchal ferrant est alcoolique et fainéant, ça m'étonnerait qu'il s'en occupe encore aujourd'hui. Explique le commissionnaire avec un sourire.

 

Quand ils éteignent leur destination, un silence s'installe au moment ou ils entrent, tout les regards se posent sur eux.

Après quelques minutes, les murmures reprennent, couvrant le bruit de pas des nouveaux venus.

Derrière le bar, une femme blonde d'une cinquantaine d'années leur sourit.

 

_Bonjour.

_Bonjour Sarah, ces personnes sont les invités de Nausica, elle a demandé que tu leur procure une ou deux chambres, à leur convenance.

_Il y a pas de problème. Répond la femme sans perdre son sourire.

 

Sur cet accords, le garçon les salut d'un hochement de tête, puis s'apprête à partir, mais la guerrière le retiens par le bras.

 

_Où peut-on la trouver pour la remercier?

_Je lui dirais que vous voulez la voir.

 

Sur ces mots, il se dégage puis quitte la pièce sous le regard inquisiteur de la brune.

 

_Alors un ou deux lits?

_Heu...

_Un! Répond la conteuse souriante.

_Bien.

_On pourrait aussi avoir un repas, et du porto? Et un bain? Demande Gabrielle avec envie.

_Bien sûr, installez vous, je vous apporte le vin et le dîner va suivre tout de suite. Répond l'aubergiste souriant à l'air enfantin de la jeune conteuse.

_Merci.

 

Suite à cet échange, la blonde prend son amie par le bras, l'entraîne vers une table vide dans un coin de la salle, certaine que, de là, elles auront une vue parfaite de la pièce.

 

Après un repas savoureux, et une double ration pour calmer l'appétit impressionnant de la barde, les deux amies montent l'escalier qui mène aux chambres afin de prendre un repos nécessaire après des jours sous la chaleur écrasante.

 

_Xena, qu'est-ce qui t'arrive? Tu es bizarre depuis qu'on est arrivée en ville.

_Je pense à cette fille, Nausica. Quelques chose me dérange chez elle.

_C'est sa froideur? Son agressivité? Ou peut-être son impolitesse.

_Elle dégage une puissance terrifiante.

_Qu'est-ce que tu veux dire?

_Je ne peux pas te l'expliquer, je le sent c'est tout.

_Toi est ton instinct.

_J'aimerais découvrir ce que c'est.

_Donc on va rester ici plus longtemps que prévu?

_Si ça ne te dérange pas!

_Quelques jours sans que tu ai à chasser notre repas, sans que je cuisine, ni dormir sur le sol dur? Ca me convient parfaitement. Sourit la blonde.

 

Elles entrent dans la chambre, aussitôt la porte fermée, la guerrière coince la petite femme contre en posant ses mains sur ces hanches.

 

_Je vais prendre mon bain, tu viens me frotter le dos? Demande Gabrielle langoureusement.

_Je te frotterais tout ce que tu veux.

_Voila qui me ravie.

 

Sur ces mots, les deux femmes marchent, main dans la main vers la pièce adjacente ou un bain fumant les attends.

 

_Xena tu crois que cette fille a deviné ce qu'il y a entre nous pour nous proposer une ou deux chambres?

_J'en suis certaine.

 

 

Chapitre 2:

 

Le matin, les deux amantes descendent de leur chambre.

Après avoir commandé un petit déjeuner conséquent afin de calmer l'appétit de la blonde, elles vont s'asseoir, parlant de tout et de rien, soudain, la brune se tend, chaque muscle de son corps se contractent, alors qu'elle sent une présence.

Sous les regards surpris des deux amies, l'adolescente prend place àcôté de la guerrière, qui se détend tout en restant sur la défensive.

 

_On m'a dit que vous vouliez me parler?

_Bonjour, on va bien merci. Riposte la barde avec véhémence.

_On voulait te remercier pour ton hospitalité.

_C'est normal, sans votre intervention hier, nous serions certainement en piteuse état.

_Qu'est-ce qu'ils vous voulait? Demande la guerrière.

_Divergence d'opinion.

_Tu as quel âge? Demande Gabrielle.

 

La conteuse appuie son menton sur sa main, essayant tant bien que mal de cacher le mal-être que le regard vide de sentiment, qui ce pose sur elle, lui provoque.

 

_Pourquoi cela t'intéresse?

_Tu répond toujours à une question par une question?

 

L'agacement de la blonde créé par l'arrogance de l'adolescente monte encore lorsque l'expression stoïque qu'elle affichait depuis son arrivée s'adoucit en un sourire moqueur.

 

_Tu t'énerves toujours quand on ne te répond pas?

 

A ce moment, un jeune homme entre dans l'auberge, encore déserte à cette heure matinale, il s'approche de la table où la tension est palpable.

Suite à un hochement de tête destinée au deux voyageuses, il se penche et chuchote à l'oreille de Nausica.

 

_Je vous souhaite un agréable séjour dans cette ville. Fait la jeune fille en se levant.

_On se reverra. Répond Gabrielle avec un sourire forcé.

_Je n'en doute pas.

 

Les adolescents quitte le lieu laissant l'une circonspect l'autre outrée.

 

_Impolie et arrogante! Cette fois je suis sûr, je n'aime pas cette fille.

_C'est toi qui l'a cherché. Ironise la brune.

_Moi? Mais tu as vu comme elle m'a parlé?

 

L'aubergiste mais un terme à leur discussion en leur apportant le repas commandé.

L'odeur de la nourriture amène un sourire sur les lèvres de la conteuse, qui grâce à ça, oublie déjà sa mésaventure.

 

_Excuse-moi. Tu connais la jeune fille qui vient de partir? Demande la guerrière.

_Oui. Répond Sarah surprise de la question.

_Elle est toujours aussi froide et agressive? Demande Gabrielle la bouche pleine.

_Nausica, a l'air dur aux premiers abords, mais elle est très agréable quand on l'a connaît.

_Pourquoi est-elle si méfiante? Questionne la brune.

_Pourquoi elle vous intéresse tellement?

_Curiosité naturelle. Propose Xena avec un sourire.

_Ici il vaut mieux ne pas être curieux.

 

Sur cette phrase énigmatique, la femme repart, laissant la brune, dont l'esprit travail à toute vitesse et la blonde plongée dans son assiette.

 

La journée ce passa dans le calme, chacun vaquant à ses occupations. Gabrielle passa la majeur partie de son temps à marchander, pendant que Xena essayait de glaner des informations sur le mystère qui semble entourer la jeune Nausica.

 

Soit les villageois, à qui elle a parlé, refuse de dire quoi que ce soit, prétextant ne rien savoir, alors que leur peur est pesante, soit, ils ne la connaissent pas.

 

Comme si un jour, elle était arrivée de nulle part, sans vie, sans passé, certains badauds allant jusqu'à la comparer à un fantôme. Elle arrive et repart, sans bruit, sans ce faire remarquer, parfois visible plusieurs jours, parfois absente durant des semaines.

 

Personne ne sait d'où elle vient, ni qui elle est, ni même où elle réside.

 

Plus la femme aux cheveux de jais cherche à comprendre cette fille, plus le mystère paraît s'épaissir.

La frustration s'ajoute au mal-être qu'elle ressent depuis leur arrivée dans cette ville.

Tout est paisible, pourtant, sous la joie et la tranquillité qui règnent, une menace paraît grandir, gonfler pour finir par exploser.

Une ombre lointaine qui pèse sur ce village, et s'approche, lentement, attendant de déverser l'horreur comme un orage d'été qui s'annonce, mais cette horreur brisera tout ce qui est aujourd'hui, changera le monde.

 

Cette sensation n'est pas seule responsable de l'étrange pressentiment qui a envahit l'esprit et le coeur de la guerrière. Cette impression de malheur imminent est aussi créée par la force étrange émanant de la jeune fille, comme une chaleur intense qui ce dégage de chaque partie de son être.

 

Mais étrangement, cette puissance qu'elle ressent en sa présence, la haine visible dans ses yeux gris, force la guerrière à se méfier, mais elle ne ressent aucun danger venant d'elle.

 

Perturbée par ces sentiments contradictoires, Xena décide de retrouver son amie, pensant que, parler à la barde pourra peut-être l'aider à faire le tri dans le tumulte d'émotion qui l'a domine.

 

Pendant que la guerrière prend la direction du marché, certaine d'y trouver son amante, Sarah frappe à l'une des chambres de son auberge, avant d'y entrer.

 

Elle s'approche de Nausica qui regarde dehors, appuyée au rebord de la fenêtre.

 

_Les deux femmes qui sont arrivées hier posent beaucoup de question à ton sujet.

_Je sais.

_Tu crois que c'est lui qui les a envoyé?.

_Non.

_Alors pourquoi toutes ces questions d'après toi?

_Cette guerrière possède un grand pouvoir, elle sent qu'il se passe quelque chose d'étrange, mais elle ne peut définir quoi.

_Si elle entend parler de la prophétie, elle risque de comprendre.

_Certainement.

_Pourquoi tu ne fais en sorte qu'elles partent?

_Pour l'instant, elles ne représentent aucun danger.

_Mais, si elles découvrent la vérité, il y a de forte chance qu'elles te tuent.

_Peut-être, peut-être pas.

_Nausica...

_Sarah, je n'ai pas envie que tu me fasses la morale maintenant. Alors laisse moi s'il te plaît.

_Soit prudente.

 

L'aubergiste s'apprête à quitter la pièce, après avoir ouvert la porte, elle regarde encore une fois, tristement, sa jeune amie qui n'a pas daigné lui porter la moindre attention.

 

_Ne t'inquiète pas Sarah, tout ira bien.

 

Sans un mot de plus, la femme part, avec la peur qu'il arrive malheur à sa jeune protégée.

 

Seule dans la chambre, Nausica laisse tomber le masque froid et dur qui couvre en permanence ses réels sentiments, ses craintes, ses doutes.

 

Ses épaules s'affaissent, ses traits fins se creusent alors que la douleur qui la hante depuis des années apparaît sur son visage.

Sa tristesse se libère avec une larme solitaire qui coule le long de sa joue.

Son esprit torturé prend soudainement conscience que la fin est proche, la fin de ce calvaire qu'est sa vie. Sa victoire ou sa défaite aura bientôt lieu, qu'elle vive ou qu'elle meurt, n'a que peu d'importance.

Tout ce qu'elle désire c'est d'être libérée de ces sentiments trop forts, soulagée de ce secret trop lourd qui l'a déchire.

 

Le seul espoir qu'il lui reste, est que le monde ne sera pas détruit par sa faute.

 

Chapitre 3:

 

Un matin, la guerrière et la barde sont assise au bar de l'auberge.

 

_Une semaine! Une semaine et on ne sait toujours rien sur elle. Cette fille est une chimère.

_Un fantôme. Corrige Gabrielle.

 

Xena ne répond pas, trop occupée à faire comprendre à un paysan, par un regard noir, de poser ses yeux ailleurs que sur sa conteuse.

Soudain, des frissons lui parcourent l'échine, elle tourne la tête vers l'entrée de la salle pour voir entrer la silhouette de la personne dont elle parlait avec son amie.

 

La jeune brune viens s'asseoir à côté des deux femmes.

 

_Bonjour Nausica, bien dormi? Demande la blonde sur un ton enjoué.

_Je doute que cela t'intéresse mais oui. Merci.

_Tu te lève tôt. Propose la guerrière, espérant éviter une nouvelle joute verbale en voyant sa compagne fulminer.

_On ne sait pas quand on va mourir, alors il faut profiter de chaque instant.

_C'est vrai. Dit moi, tu as quel âge? 17? 18 ans? Fait la brune.

_Pourquoi?

_Parce que tu paraît bien jeune pour être seule, ou tu habites chez tes parents?

_Je ne vois pas en quoi ça te regarde.

 

Sur ces mots, l'adolescente, toujours stoïque, se lève et repart par là où elle est arrivée.

 

_Cette fille m'horripile. On ne lui a jamais appris la politesse? Demande la barde énervée.

_Calme toi. Fait Xena avec un sourire.

_Il faut l'excuser, elle n'aime pas parler de ses parents. Explique Sarah portant de la vaisselle sale ramassée sur différentes tables.

_Peut-être, mais il faudrait lui expliquer que ce n'est pas une raison d'agresser les gens.

 

Xena pose une main rassurante sur l'épaule de son amie, dans l'espoir de la calmer.

 

_Pourquoi? Ils sont mort? Demande la brune.

_Non, c'est qu'ils sont en mauvais termes. Dit tristement Sarah.

_C'est compréhensible. Si j'avais une fille avec un caractère pareil, je serais devenu folle. Fait Gabrielle avec véhémence.

_Ca n'a rien à voir.

_Tu plaisantes! Si elle leur parlait comme elle le fait avec nous. Ironise la barde.

_C'est elle qui ne leur parle plus. Ses parents ne se sont jamais occupé d'elle, ils l'ont forcés à épouser un monstre qui l'a brutalisait, quand elle en a eu assez, elle a fugué.

_Depuis  elle est ici? Demande Xena.

_Oui. Personne ne sait qu'elle est là, personne qui pourrait aller le dire à son père.

_Pourquoi puisse qu'ils se fichent d'elle?

_Il est fou.

 

Cette révélation ne provoque que le doute dans l'esprit de la brune, certaine que ce n'est que le moitié de la vérité.

Sa compagne la sort de ses pensées.

 

_C'est terrible.

 

A ce moment, un client attire l'attention de l'aubergiste grâce à un claquement de porte.

 

_Excusez-moi. Propose Sarah avant de s'éloigner.

_J'ai jugé cette jeune fille trop vite on dirait. Fait Gabrielle.

_Je doute quelle nous ai tout dis.

 

La blonde, qui a senti la colère ce remplacer par la peine en entendant les paroles de la vieille femme, comprend maintenant l'attitude méfiante et froide de la jeune Nausica, mais une chose reste incompréhensible pour son esprit, comment des parents peuvent faire ça à leur enfant.

Sa bonté naturelle lui souffle l'envie de l'aider, mais comment.? Comment aider une personne à oublier qu'elle n'a pas eu ce que tout enfant mérite? Comment l'aider à oublier l'indifférence dans laquelle elle a vécue? Oublier la souffrance qui c'est insinué dans son coeur et son âme lorsqu'elle a réalisé que sa vie n'avait aucun intérêt, oublier la solitude d'un monde qui ne lui a offert que douleur. Oublier le besoin de chaleur, d'affection inassouvie.

 

Les deux amantes sont perdues dans leurs pensées, chacune cherchant des réponses à des questions différentes, elles ignorent qu'au même moment, Nausica marche sous les premiers rayons de soleil, au milieu du dédale de rue encore déserte.

 

Penser à ses parents ne provoque chez elle que dégoût et colère.

Le dégoût pour ces êtres sans scrupule qui l'on relégué à l'état d'objet. Elle ne représente rien, elle est seulement la clé qui permettra à ces géniteurs de réaliser leur destin, ce destin, qui, elle l'espère, sera uniquement un rêve.

La colère contre ceux qui, en lui donnant la vie, l'on condamné à détruire le monde avant de mourir.

 

Depuis des années, depuis que son esprit a compris la raison de sa venu au monde et accepté que son existence n'a aucune signification pour personne, sa rage n'a de cesse d'augmenter, de grandir, toujours plus forte, plus puissante.

Contrôler ce sentiment qui coule dans ses veines, qui l'a brûle de l'intérieur, lentement, qui l'a mène inexorablement à sa fin, devient de plus en plus dur.

 

Le bruit reconnaissable de pas pressés ce fait entendre derrière elle.

 

_Nausica! Appelle Jason.

 

La fille s'arrête, se retourne, faisant face au garçon, à peine plus âgé qu'elle, qui arrive à sa hauteur.

 

_Xena et sa compagne ne cesse de poser des questions sur toi.

_Je sais.

_Et qu'est ce que tu compte faire?

_Rien.

_Tu connais la réputation de cette femme je présume.

_Oui.

_Alors qu'est ce que tu va faire? Si tu veux, on peux les forcer à quitter la ville.

_Non.

_Mais tu es consciente que si elle continue à creuser, elle finira par tout découvrir?

_Il n'y a que Sarah, toi et moi qui savons la vérité. Et je doute fortement que l'un de nous trois parle. De plus, beaucoup de gens connaissent la prophétie, mais personne ne sait qu'il s'agit de moi.

_Si quelqu'un lui en parle, elle fera le rapprochement et te tuera.

_C'est peut-être la meilleur solution.

 

Nausica s'apprête à repartir, mais le jeune homme, que ces paroles ont énervées, l'arrête en lui prenant le bras.

 

_Je t'interdis de dire ça.

_Ouvre les yeux! D'une manière ou d'une autre je mourrais. Il vaut mieux que ce soit de sa main que de celle de...

_Je ne laisserais jamais une telle chose arriver!

 

La jeune fille se dégage de l'étreinte qui la retient, sa colère visible sur son visage.

 

_Ni toi ni personne ne peut rien y changer, juste empêcher des millions de mort inutile.

 

Jason ne peut rien répondre, sa propre colère et remplacé par la peur, lorsqu'il voit les yeux de son amie perdre leur couleur sous un blanc lumineux, juste avant qu'elle se détourne afin de continuer sa route.

Ce qu'il n'a pas vu, c'est l'effort qu'il a fallut à la jeune fille pour ravaler sa rage et ne pas le tuer sur place.

 

Tapis dans l'ombre, un homme a écouté toute la conversation qui vient d'être échangé. Dans la peur qui c'est infiltrée en lui en voyant ses yeux changer, une certitude l'envahit , celle de pouvoir devenir riche.

Sa vanité le pousse à quitter la ville, vers une destination ou il est sûr de trouver gratitude, remerciement et ri richesse grâce à l'information qu'il détient.

 

 

Chapitre 4:

 

La pleine lune éclaire les rues désertes de la petite ville, aucune âme ne paraît vivre, aucun bruit ne trouble la plénitude qui règne dans la nuit qui laisseras bientôt place au soleil qui ranimera ce lieu en y amenant la lumière.

 

Dans le silence, Nausica regarde les étoiles briller dans l'obscurité , seule, assise sous le porche de l'auberge.

Une voix la ramène à la réalité qui l'entour.

 

_Tu ne dors pas?

_Toi non plus. Répond t-elle sans se retourner.

_Je me lève toujours tôt, j'aime regarder le soleil se lever. Explique la guerrière en se posant à côté de Nausica.

_Pourquoi toi et ton amie êtes encore là?

_Tu sais que j'ai posé des questions sur toi n'est-ce pas?

_Pourquoi t'intéresse tu tellement à moi?

 

Xena sent qu'elle n'aura pas de réponse franche. Répondre par des questions est la spécialité de l'adolescente.

 

_Je voudrais comprendre comment une personne aussi jeune que toi peut avoir une haine et une tristesse aussi forte.

_Le destin n'est pas toujours ce que l'on imagine et encore moins que l'on voudrait qu'il soit.

_Tu es toujours aussi énigmatique?

_Et toi? Tu es toujours aussi méfiante?

_Oui depuis qu'une personne à qui j'ai fait confiance m'a trahi.

_Mais Gabrielle, tu lui fait une confiance aveugle.

_C'est une âme pur.

_Et parce qu'elle te soutient dans ta quête de rédemption.

_Ca se voit à ce point?

 

Cette phrase est plus une affirmation qu'une question.

 

_Non, c'est ta souffrance qui est visible.

_Celle qui t' habite aussi. C'est pour cette raison que je veux t'aider. Propose la guerrière.

_Tu aides ceux qui en ont besoin, tu pardonnes ceux qui le mérite, alors pourquoi ne pas te pardonner à toi-même et accepter l'aide d'autrui?

_Ce que j'ai fait est impardonnable.

_Quelque soit les crimes que tu as commis, tu as le droit au pardon, Gabrielle te l'a déjà donné.

_Elle n'est que bonté.

_Tu as fais des erreurs, poussée par ta colère, tu l'as compris et tu regrettes, mais le plus important maintenant est de vivre avec l'enseignement que tu en as tiré ou continuer à souffrir pour ce sentiment qui a failli te détruire?

_Trop de gens sont mort par ma faute. Dit tristement la brune aux yeux cobalt.

_Mais si tu n'aurais pas souffert, si la haine ne t'aurait pas envahi, tu ne serais pas entrain de parcourir le monde, tu n'aurais pas sauver toute les personnes qui te doivent la vie. Tes erreurs et tes regrets ne doivent pas te mener à ta perte mais t'aider à avancer.

_Comment ce fait-il que tu ai une telle vision de la vie?

_On a scellé mon destin lorsque je suis née.

 

Nausica ce lève puis entre dans l'auberge, laissant Xena seule.

« Quel secret trop lourd tu portes? » Se demande la guerrière.

 

Elle regarde les ténèbres s'éclaircir, son esprit rempli de questions sans réponses.

Une seule chose est certaine, plus elle s'approche de la jeune fille, plus elle cherche à obtenir des renseignements sur elle, plus le mystère qui l'entour semble s'épaissir.

 

Un flach bleuté, juste devant elle attire son attention.

 

_Arès!

_Bonjour Xena, tu as l'air perturbé.

_Qu'est-ce que tu veux? Demande la guerrière énervée par cette présence.

_Je ne peux pas venir dire bonjour à une vieille amie?

_Je te connais, si tu es là c'est que tu veux quelque chose.

_Je suis toujours étonné de voir à quel point tu me connaît. Ironise t-il.

_Dis ce que tu as à dire et disparaît. Je ne suis pas d'humeur à écouter ton humour douteux.

_Mauvaise nuit?

_Viens en au fait? Ordonne la guerrière irritée.

_Quitte cette ville et oublie que tu as vu Nausica.

_Et pourquoi tu t'intéresse à elle? Demande Xena suspicieuse suite à cette requête.

_Je n'ai pas le droit d'avoir des amies?

_Tu te fiche de moi? Si tu t'intéresse à elle c'est soit qu'elle t'es utile pour réaliser un de tes petits complots, soit elle n'est pas une simple mortelle.

_Quel esprit de déduction. Mais vois-tu , c'est pour ton bien? Si tu reste ici, tu t'opposeras à une puissance telle que tu y perdras la vie.

_Tu en sais beaucoup plus que ce que tu prétend. Alors...

_Pars avant qu'il ne soit trop tard.

 

Sur cet avertissement, le dieu de la guerre disparaît comme il est arrivé, laissant la guerrière ahurie.

 

_Bon sang!

 

Après avoir juré, Xena se lève, énervée, s'en va vers les écuries, dans l'espoir qu'une course avec Argo la calmera.


Pendant que la guerrière traverse les plaines au galop, un homme arrive dans un palais de Corinthe. Il descend de sa monture essoufflée et s'approche du garde qui lui barre l'accès au lieu.

 

_Je doit parler au seigneur Hyllos?

_A quel sujet?

_A propos de Nausica.

 

A ce nom, le garde ordonne d'ouvrir les portes, de la peur et de la stupeur dans la voix puis, escorte le visiteur à l'intérieur de l'enceinte, là où ce trouve le seigneur quémandé ce tient occupé à parler à un homme en armure qui paraît ne pas être un simple officier par la façon dont il tutoie le maître des lieux.

 

A la vue du souillon qui s'approche, les deux hommes laissent apparaître leur dégoût.

 

_Majesté.

_Qu'est-ce que tu veux?

_Vous vous souvenez de moi? J'ai travaillé pour vous comme...

_Oui je sais. Qu'est-ce que tu veux? Fulmine Hyllos.

_Majesté, je sais où ce trouve Nausica.

_Parle! Où est-elle? Demande l'homme en armure.

_Elle est dans la ville de Salamine.

_Nikos, vas-y est ramène là.

_Je te la ramène le plus vite possible.

 

A cette promesse Nikos quitte la pièce, gonflé d'une joie malsaine.

Hyllos réfléchit, son rêve va enfin se réaliser.

 

_Majesté.

_Quoi? Demande t-il en perdant son sourire sadique.

_Cette information d'une grande importance vaut bien une récompense?

_Tu as raison, en mène le et tue-le. Ordonne le seigneur à l'escorte de l'intrus.

 

Ce dernier se fait traîner dehors, la peur ayant remplacé sa joie.

 

 

Chapitre 5:

 

Après avoir galopé aussi vite que son cheval le pouvait, Xena c'est arrêtée, sa monture à bout de souffle.

 

Tandis qu'Argo se repose de sa course , la guerrière regarde le soleil ce lever.

Son esprit encombré de questions sans réponses, autant au sujet de la jeune fille que sur les paroles qu'elles ont échangées peu de temps avant.

Suite à cette conversation, la brune n'est plus uniquement perturbée par la puissance qui émane de Nausica, mais aussi par la vision qu'elle a, de la façon dont elle comprend, perçoit et accepte des choses, des circonstances ou des sentiments, qu'à son âge, elle devrait ignorer.

 

Un chose est sûr, utiliser la violence pour obtenir des informations ne fonctionnera pas, la douleur qui paraît avoir terni ses yeux gris, la haine qui brûle dans ses veines palpable dès qu'elle approche le lui prouve.

Peut-être que la douceur apportera quelques réponses mais certainement pas la totalité de la vérité.

 

Ses réflexions ne servant à rien, Xena se lève, décidée à retourner en ville, elle remonte en selle, puis refait le chemin qui l'a conduit sur cette colline.

 

Pendant ce temps, Gabrielle qui c'est réveillée seule, est assise à une table de l'auberge, déçu de ne pas avoir pu apprécier la chaleur du corps musclé qu'elle aime lors de son réveil, qui c'est fait dans un lit froid seulement réchauffé par les rayons de l'astre brillant.

 

Dans la pièce, deux autres clients discutent, portant des regards appréciateurs sur la barde, qui, en sentant leurs yeux posés sur elle, se lève puis se dirige vers le bar où Sarah et Nausica discute à voix basse.

A l'approche de la blonde, les chuchotements cessent.

 

_Tu désir quelque chose? Demande l'aubergiste souriante.

_Vous avez vu Xena ce matin? Questionne Gabrielle en s'asseyant au côté de l'adolescente.

_Elle est partie à cheval avant l'aube. Explique Nausica.

_Et comment tu le sais? Rétorque la blonde avec suspicion.

_Je l'ai vu.

_Ah oui?

 

La barde qui sent une pointe de jalousie l'envahir, au souvenir de l'intérêt de sa compagne pour la personne présente, s'apprête à lancer une nouvelle salve agressive, mais un garçon à peine sorti de l'enfance, possédant les mêmes yeux que Nausica, l'en empêche en entrant dans la pièce.

L'inquiétude est visible sur ces traits juvéniles, il s'approche sous les regards intrigués et surpris des deux villageoises.

 

_Nausica, il faut que je te parle.

_Viens.

 

Les deux jeunes, dont la ressemblance physique est flagrante, quitte le lieu pour ce retrouver dans la rue encore déserte.

 

_Qu'est ce qu'il se passe? Pourquoi es-tu ici?

_Nausica, il faut que tu partes, un type est venu au palais hier soir et a dit que tu te trouvais dans cette ville.

_Comment... Demande t-elle surprise.

_J'en sais rien. Mais Nikos arrive.

_Dans combien de temps il sera là?

_Bientôt, je l'ai devancé de peu. Explique le garçon avec peur.

_Merci de m'avoir prévenu Gendal.

 

La jeune fille désir partir mais le garçon la retient par le bras.

 

_Qu'est-ce que tu compte faire?

_Toi tu prend un cheval frais et tu rentres avant que quelqu'un ne remarque ton absence et moi je vais lui faire comprendre qu'il n'est pas le bienvenu ici.

_Soit prudente.

 

Ce conseil remplit de crainte n'a pour seule réponse qu'un sourire sans joie, simplement réconfortant.

Nausica s'éloigne de son frère avec la peur qu'il arrive malheur à cet être innocent dont le seul crime est de vouloir aider sa soeur.

 

Elle savait qu'un jour ou l'autre, il l'a retrouverait, mais elle ne pensait pas que ça arriverait si vite.

Dans son coeur blessé, deux sentiments ce battent, chacun cherchant à sublimer l'autre, la peur de perdre le contrôle de son corps et l'envie de libérer sa haine, sentir le soulagement de ne plus avoir à contenir ces sensations plus que normales mais, qui dans son cas, seraient destructrice.

Son esprit torturé, par les fantômes d'un passé morose et douloureux, et la certitude d'un avenir inexistant, se bat inlassablement contre cette force qui grandit toujours plus puissante, désirant sa libération, qui pénètre son âme qui est devenu aussi sombre que ces yeux lorsqu'elle a perdu son enfance dans le lit d'un homme violent pour qui sa vie n'avait aucune importance.

Cette âme qui a cessé de sourire lorsqu'elle a su qu'une famille est censé protéger et aimer soigner et consoler, donner et non prendre.

Son être entier semble s'être éteint quand elle a compris que la seule amie qu'elle a jamais eu et qu'elle aura jamais est la souffrance, celle de savoir que son existence ne représente rien, qu'elle n'existe que pour servir les rêves de grandeur d'un dictateur, que le bonheur et l'amour, des sentiments simple et pourtant si fort et agréable que toute personne les cherchent, lui sont interdit, car malgré les apparences, elle n'est pas un être humain, mais un objet.

 

Pourtant, Nausica ne déteste pas la vie, elle déteste ceux qui l'a lui ont donné, mais tout allait bientôt être terminé, sa vie sans but ni sens, prendrait bientôt fin, dans le chaos qui règne au plus profond de son être, un dernier espoir survie, comme une braise rougissante, celui que, lorsqu'elle mourras, elle laisseras la vie sur terre.

Tout ce que la jeune fille a à léguer à ceux qui lui survivront est la douleur d'une existence aussi vide que le néant lui même.

 

C'est sur ces pensées ternes que la jeune fille trouve l'homme qu'elle cherchait.

 

_J'allais à l'auberge. Explique gaiement Jason.

 

Arrivée à sa hauteur, la brune le prend par l'épaule, le garçon l'a suit, intrigué par ces traits figés.

 

_Qu'est-ce qu'il se passe?

_Nikos arrive. Il sait que je suis ici.

_Tu es sûr?

_Gendal viens de me prévenir. Dit aux hommes de se tenir prêt à ce battre, le connaissant, il ne viendras pas seul. Et ordonne à Sikéos d'escorter Gendal jusqu'à Corinthe et qu'il s'assure qu'il va bien.

_D'accord mais tu devrais partir.

_Pas tant que je ne saurais pas mon frère en sécurité.

_Tu crois qu'Hyllos se doute qu'il est venu te prévenir.

_Non, il ne sait même pas que l'on a gardé le contact, mais j'ai peur des questions qu'il lui seront posées si quelqu'un l'a vu quitter le palais. Maintenant, fait ce que je t'ai dit.

 

Jason sent son coeur s'accélérer sous le poids de la peur, il part en courant, craignant le pire.

Sous les aspects calme est sereins de la ville, l'effervescence, naît, l'ordre de défendre la jeune fille ce repends parmi un certain nombre de villageois, qui, de paysans, n'ont que l'apparence.

 

Pendant ce temps, Xena dont la colère est toujours présente mais moins cuisante, sort des écuries après s'être occupé d'Argo et marche vers l'auberge où elle espère retrouver sa blonde.

 

Tandis qu'elle traverse la cour, elle se sent troublé, une sensation étrange l'envahit.

Elle regarde autour d'elle il ne croise que deux sortes de regards différents, pour certains badauds la tranquillité, pour d'autres, la suspicion et l'agressivité, comme un présage qui n'annonce rien de bénéfique.

 

Le doute et la certitude qu'un événement ce prépare s'insinue dans l'esprit de la guerrière.

Cette impression étrange et sombre ne l'a quitte pas, tandis qu'elle entre dans le commerce où son amie l'attend.

 

_Tu es seule? Demande la brune en s'asseyant près de sa compagne.

_Oui, ils sont à la cuisine. Ca ne va pas?

_Qui 'il'?

_Sarah, Nausica et un garçon.

_Il ce trame quelque chose mais j'ignore quoi.

_C'est ce que je pense aussi.

_Pourquoi?

_Tu arrive avec ton air méfiant, Nausica et son ami sont entrés très pressé et inquiet, puis ont demandé à l'aubergiste de les suivre aux cuisines, alors je pense aussi qu'il ce passe quelque chose.

 

Pendant ce temps, dans la pièce adjacente, la tension palpable et la crainte monte encore d'un cran.

 

_Nausica, il a raison, tu dois partir.

_Je ne partirais pas tant que je ne saurais pas Gendal en sécurité.

_Depuis toute ces années que je te connais, je devrais savoir que de toute façon tu n'en fais qu'à ta tête. Dit Sarah avec tristesse.

_On est d'accord alors la discussion est close. Fait l'adolescente en quittant la pièce.

_Ne t'inquiète pas Sarah, on l'a protégeras.

_Mais ni toi ni personne ne peut la protéger contre sa destiné.

_Il y a forcement un moyen d'empêcher la prophétie de ce réaliser. Rétorque Jason.

_Tu ne comprend pas? Sa nervosité, ses crises d'agressivité, ses accès de rage, ce n'est pas dans ses habitudes. Elle a de plus en plus de mal à se contrôler, si elle part, elle ne reviendra pas.

 

Jason refuse d'accepter cette logique comme il refuse d'accepter que cette fille pour qui il est prêt à donner sa vie marche vers une mort atroce et inévitable.

 

Sarah, suivie du jeune homme, tout deux troublés face à leur incapacité d'aider Nausica, retourne dans la pièce commune de la bâtisse.

 

L'air est lourd, la suspicion de la guerrière se mélangeant à la peur qui semble flotter comme une fumée acre, chacun sent son coeur battre trop vite.

Nausica, assise au bar, brise l'enchantement désagréable avec une simple phrase, comme un coup de semence éclatant, annonçant un malheur.

 

_Il arrive.

 

Ces deux mots, prononcés sans intonation, ni émotion, créent la crainte et l'empressement chez la vieille femme et Jason, l'étonnement et l'incompréhension pour la guerrière et la barde, alors qu'elles regardent les deux adolescents ce précipiter sur la porte qui les mène dehors.

 

_Qu'est-ce qu'il se passe? Demande Gabrielle surprise.

_On va vite le savoir. Répond la brune en se levant.

 

A peine les deux voyageuses arrivées dans les rues réchauffées par le soleil, que des bruits de chevaux lancés au galop attire leur attention.

 

Xena se précipite dans la direction d'où paraissent provenir les sons, la blonde sur ces talons.

 

Les deux amies évoluent au milieu des villageois intrigués par l'arrivée soudaine. Dans le dédale des masures, dans la poussière soulevée par les sabots, des cavaliers qui arborent des blasons, signe de leur chef, approchent, créant une vague de panique.

 

_Fouillez toute la ville! Hurle l'homme en tête des troupes.

 

L'ordre à peine donné, les cavaliers commencent à ce disperser, mais aussi rapidement, leur progression est stoppée par des éclats de métal qui surgissent de nulle part, transformant de simples paysans en ennemis armés et prêt à tuer.

 

Un grand nombre d'envahisseurs n'ont pas le temps de comprendre ce qui leurs arrivent, pris par surprise, ils se retrouvent au sol, leur sang et leurs entrailles s'écoulant déjà sur le sable chaud.

 

Ceux qui ont eut le temps de réagir n'hésitent pas à piétiner leurs compagnons évidés et sans vie dans l'espoir de pouvoir enrayer ce massacre inattendu.

 

Mais, tirés, poussés ou jetés de leurs montures, ils meurent les uns après les autres, une expression d'horreur et de souffrance gravé sur leurs visages dont les yeux blanchissent lentement.

 

_Xena, il faut intervenir! S'exclame Gabrielle horrifiée qui sent la bile lui remonter dans la gorge.

_Non.

_Quoi? Mais...

_Je t'expliquerais plus tard.

_Mais on ne peut pas laisser faire ce carnage. Rétorque la blonde choquée.

_Chut.

 

La guerrière qui observe le combat depuis un endroit assez éloigné pour ne pas être trop repérée, mais assez prêt pour entendre, retient par le bras son amie qui est décidé à se mêler de la bataille, tenant son bâton fermement.

 

_Reste ici.

_Xena...

_On ne sait pas qui sont les gentils alors on intervient pas.

_Xena ces types attaquent la ville.

_Je sais mais Nausica nous cache la vérité, si ça se trouve, c'est elle que nous devrions combattre.

 

Sous leurs yeux, les guerriers se font désarçonner, vider de leur sang, rependant leurs boyaux ou le contenu de leurs têtes sur le sol, tentant d'éviter les coups porter qui leurs sont fatal.

Dans le carnage qui a lieu, au milieu des cris des badauds terrifiés qui se sauvent, des craquements secs d'os et les hennissements des chevaux apeurés, Nikos, énervé par ce qui se déroule devant lui, est incrédule devant la force déployée par la personne qu'il cherche depuis maintenant trois années.

Soudain, Nikos se fait tirer en bas de sa monture pour se retrouver allongé au sol, une dague brillant contre sa gorge, un genoux sur son estomac l'empêche de reprendre son souffle, à ce moment, tout ce qu'il ressent est le dégoût, celui de s'être fait avoir aussi facilement.

 

Conscient qu'il a perdu, enragé d'avoir pensé qu'une dizaine d'hommes suffirait à remplir sa mission, il réalise que le silence se fait, il détourne rapidement les yeux de son agresseur pour voir tout ses soldats morts.

 

_Tu repars d'où tu viens et tu dis à ton patron qu'il l'a laisse tranquille. Et je te déconseille de revenir si tu n'a pas envie de perdre toute tes troupes. Fait Jason avec rage.

_Tue-moi! De toute manière, d'autres viendront chercher Nausica et plus nombreux encore.

 

Jason se redresse, laissant l'opportunité à son prisonnier de fuir et aussi pour ne pas céder à son envie de le saigner à blanc comme le porc qu'il est,

 

_Quand on vous aura tous décimés, c'est lui que l'on étripera.

 

Dépité, Nikos se relève, sans quitter du regard son bourreau, puis recule, sur sa droite, il aperçoit un cheval attaché à une barrière qui n'a pas pu s'enfuir, il entreprend de le détacher.

Peu importe à qui il est, le plus important est qu'il rentre à Corinthe.

 

_La princesse héritière doit reprendre son rang pour que s'accomplisse son destin. Crie Nikos en partant au galop.

 

Sur le lieu du combat, Jason reste seul au milieu des amas de chair qui étaient, il y a peu de temps encore, des êtres vivants, avant que leurs organes se dispersent avec des débris d'os sanglants.

 

Jason s'éloigne lentement, tandis que les premiers curieux arrivent, afin de savoir ce qui vient de se passer.

 

La fille aux yeux gris part également de l'endroit à l'abri des regards, qu'elle n'avait pas quitté depuis le début de l'attaque, observant chaque mouvements, écoutant chaque paroles.

 

_Il est temps d'obtenir des réponses. Fait Xena en prenant la direction de l'auberge.

 

Elles marchent rapidement, les questions traversent la tête de la guerrière se mêlant à une certitude, Nausica à un lien avec ce seigneur de guerre, ce qui annonce encore bien des ennuis .

La brune se méfie de chaque personne qu'elle croise, chaque homme qui passe près d'elle peut-être un des mercenaires qui ont pris part au massacre.

 

Comment ces hommes armés, capable de passer inaperçu dans la populasse ont pu sortir leurs armes, tuer, puis disparaître de telle manière que personne ne les a vu, tel des fantômes.

 

_Ces types travaillent pour Nausica. Réfléchit à voix haute Gabrielle.

 

Xena ne répond pas, son attention se porte sur une forme qui évolue, raison de tout ces meurtres.

 

_Nausica! Appel La guerrière.

 

La jeune fille ne se retourne pas, elle continue sa route, même lorsque les deux femmes l'a rattrapent.

La brune l'arrête de force en la prenant par le bras.

 

_Je veux des réponses et tu vas me les donner tout de suite. Explique Xena énervée.

_Lesquelles?

_Comment ce fait-il qu'une princesse vive à la rue? Pourquoi ton père, qui ne c'est jamais intéressé à toi, veux tellement te retrouver? Et surtout comment ce fait-il que des tueurs sans scrupule obéissent à une gamine?

_Chaque question aura sa réponse en temps voulu.

_Ne m'oblige pas à utiliser la force.

_J'adorerais me confronter à tes talents de guerrière mais pas maintenant.

_Je ne me bat pas avec des enfants mais pour ton cas, je n'hésiterais pas à utiliser les points de pressions.

_Tout ce que nous voulons c'est t'aider. Propose gabrielle.

_Xena, tu possède la chose la plus puissante qu'il existe dans l'univers, la seule capable de changer le monde et toi tu cherche ta guérison ailleurs, alors comment pourrais-tu comprendre la vérité qui ce cache derrière ma destinée?

 

L'étonnement s'ajoute à la colère de la femme aux cheveux de jais, sur ces mots dont le sens est incohérent, elle lâche sa proie.

Nausica s'éloigne sous deux regards interrogateur.

 

_De quoi elle parle? Demande La blonde circonspect.

 

La brune ne lui répond pas, aussi perturbée qu'elle.

 

_On pourrait parler à Sarah, elle semble bien connaître Nausica. Fait la barde.

_Oui. Tu as raison.

 

Les deux amies se dirigent vers le lieu où elles sont sûr de trouver la personne à qui elles comptent tirer les vers du nez, la guerrière ressent un sentiment qu'elle n'avait plus ressentit depuis longtemps, la peur.

La peur de la façon dont cette fille comprend les non-dits, elle paraît voir le coeur et l'âme des personnes, y lire comme dans un livre ouvert.

 

La jeune femme semble posséder une maturité qu'elle ne devrait pas avoir à son âge, elle accepte avec facilité, des sentiments dont elle devrait ignorer l'existence.

 

La guerrière désire connaître le mystère qui entour cette ville, afin de pouvoir aider Nausica, mais, en même temps, incertaine de vouloir savoir l'outrage qu'a subit la jeune fille, le poids qui étouffe son âme brisée, le vide qui c'est installé au plus profond de son être, si fort qu'il transparaît dans ses yeux gris.

 

A cette idée, Xena se sent triste, elle tente de sortir ces idées moroses de sa tête tandis que Gabrielle entre dans l'auberge, la femme qu'elles recherchent se tient au milieu de la pièce, son inquiétude visible sur ces traits, s'estompe remplacé par un sourire forcé.

 

_J'en ai marre que l'on me mente, maintenant, je veux la vérité. Expose la guerrière sur un ton froid et énervé.

_Je ne comprend pas?

_Tu sais pourquoi ces types sont venus chercher Nausica, comme tu sais pourquoi elle se cache de son père. Alors je t'écoute. Fait la brune avec un regard noir.

 

Sarah perd son sourire, la peur l'envahit devant les yeux azurs déterminés où brille la colère.

 

_Qu'est ce que vous voulez savoir?

_Tout.

 

Les deux amies suivent la vieille femme, qui paraît s'être soudain voûté, qui va s'asseoir à une table, ce qu'elle craignait arrive, elle ne peut plus cacher le terrible secret qu'elle garde depuis si longtemps, pourtant dans la peur qu'elle ressent pour son amie, le soulagement la pénètre, celui de pouvoir enfin partager ce fardeau qu'elle porte.

 

_Nausica est la fille d'Hyllos, un riche seigneur de guerre de Corinthe. Mais ces parents ne l'on jamais considéré comme tel, ils vivaient leurs vie sans se soucier d'elle. Nausica restait dans ses appartements, elle ignorait ce que signifiait avoir une famille jusqu'à la naissance de son frère. Au début elle croyait qu'il recevait plus d'attention parce que c'est un futur guerrier, mais par la suite, avec le temps et l'âge, tout est devenu clair dans son esprit. Sa solitude et sa tristesse ont grandi jusqu'à devenir une souffrance irradiante, la seule force qui la poussait à vivre. J'avais mal pour cette enfant perdu dont j'avais la garde depuis sa naissance, et j'ai entrepris de lui offrir toute l'aide que je pouvais dans l'espoir qu'elle puisse avoir un avenir meilleur que son enfance. J'ai prié pour qu'elle puisse trouver un jour un mari qui lui donnera l'amour, la douceur et la protection qu'elle mérite. Mais c'était en vain.

_Pourquoi? Demande Xena.

_Elle a été marié à son quinzième anniversaire, mais à un homme choisi par ces parents pour assurer leur descendance. Nikos ne voyait dans cette union, que le moyen d'obtenir le pouvoir et la richesse lorsque Hyllos décéderas puisque Nausica est l'enfant premier né. Mais il était violent, elle n'était pour lui qu'un objet de plaisir et un exutoire pour sa haine.

_C'est pour ça qu'elle c'est enfuie de Corinthe? Demande Xena dubitative.

_Elle voyait les enfants des serviteurs, entendait les histoires des servantes, elle a compris que sa vie ne ressemblait pas à celle du commun des mortels, et c'est quand elle a saisit qu'elle ne représentait rien, que sa vie n'avait aucun intérêt pour personne que Nausica à fuit l'enfer dans lequel elle vivait.

_Ca explique son comportement. Fait tristement Gabrielle.

_Je l'ai vu devenir froide et distante, perdre son sourire et sa clarté, au fur et à mesure qu'elle réalisait que vivre au palais ou ailleurs, survivre ou mourir ne faisait aucune différence pour quiconque.

 

Les propos tenus par la femme frappe la guerrière qui sent sa colère s'amoindrir, la barde, quant à elle, ressent de la peine pour cette fille à qui on a volé plus que son enfance, que l'on a détruit en lui refusant ce qui est naturel de donner et recevoir. Gabrielle s'en veut d'avoir porté un jugement aussi hâtif sur Nausica, de l'avoir qualifié d'arrogante et véhémente sans avoir chercher à comprendre.

Ses pensées se bousculent, entre certitude et question mais la blonde n'en dévoile qu'une.

 

_Comment peut-on vivre sans amour?

_On ne vit pas, on survit. Rétorque l'aubergiste.

_Et comment est-tu arrivée ici? Demande Xena.

_J'ai été congédiée lorsque Nausica a fugué, j'ai trimé par-ci par-là, jusqu'au jour ou elle est venu me trouver, et m'a proposer de travailler dans cette auberge, le tôlier était un homme bien et quand il est décédé, il m'a légué l'endroit.

_Comment elle t'a retrouvé?

_Je suppose que vous avez remarqué que des hommes travaillent pour elle, c'est grâce à eux qu'elle sait tout ce qui se passe.

_Au fait, qui sont-ils?

_Des brigands, des mercenaires, des voleurs, ils lui obéissent ou ils vont à la potence.

 

Soudain trois hommes entrent et vont s'asseoir à une table.

 

_Excusez-moi, il faut que je m'occupe de mes clients.

 

La femme s'éloigne, soulagé d'avoir parlé de ce secret étouffant, et coupable de ne pas avoir trouvé le courage de parler à ces deux femmes qui pourrait peut-être sauver Nausica de l'ombre qui rampe lentement attendant patiemment son heure pour surgir, tel les enfers déferlant sur terre.

 

_J'aurais jamais cru ça. Fait Gabrielle avec tristesse.

 

Un frisson parcours l'échine de Xena, une sensation désagréable qu'elle connaît bien.

 

_Viens Gabrielle.

 

Xena monte l'escalier, suivit de son amie, arrivée en haut, une lumière bleu les surprend.

 

_Arès, que veux tu encore?

_Je suis déçu, tu ne m'écoute jamais.

_C'est compréhensible. Sourit Gabrielle.

_Ce qui est compréhensible ma chère c'est que les gens ne t'écoute pas tant il en ont marre de t'entendre. Sourit à son tour Arès.

_Qu'est-ce que tu veux? S'impatiente la guerrière.

_Que tu quitte cette ville.

_Pourquoi c'est si important pour toi?

_Xena je t'aime bien et je sais qu'il va arriver quelques chose alors je te donne simplement un conseil, je ne voudrais pas qu'il t'arrive malheur.

_Explique toi.

_Non, parce que je sais que tu va m'empêcher de réaliser mon rêve. Alors part ou tu mourra.

 

Sur cette phrase, Arès disparaît comme il est venu.

 

_Bon dieu.

_Xena, son rêve c'est bien de faire régner la haine, la terreur et la guerre sur terre? Ce pourrait-il qu'il ai trouvé un moyen d'y arriver?

_Tout ce dont je suis sûr c'est que ni lui ni Sarah ne nous dit toute la vérité et ça commence à sérieusement m'énerver.

 

Malgré les réponses obtenues, Xena est sûr que la plus grande partie du mystère n' a pas été dévoilé.

Les palabres de Nausica résonnent encore dans son esprit comme le glas annonçant la mort.

« Tu possède la chose la plus puissante qui existe dans l'univers, la seule force capable de changer le monde et tu cherche ta guérison ailleurs, alors comment pourrais-tu comprendre la vérité qui se cache derrière ma destinée? »

De quelle force elle parle? Qu'est-ce que je possède qui puisse changer le monde? Qu'est-ce que sa destinée lui réserve qui ne peut être évité?

Dans le tumulte de ces interrogations,un seul point est évident pour la guerrière, cette phrase n'est ni philosophique, ni anodine, mais une révélation, un aveu dissimulé, la clé qui livre le secret voilé derrière un coeur blessé et une âme déchirée.

 

Pendant que les deux compagnes sont partagées entre doute et tristesse, quelque part, à l'abri des regards indiscrets, d'autres sentiments brûlent.

La peur palpable de l'un qui se fait coller au mur sans la moindre douceur et la colère puissante de celle qui le maintient en position de faiblesse.

 

_En est-tu sûr?

_Oui, j'ai attendu, je suis sûr que Gendal n'a eut aucun problème lorsqu'il est rentré au palais.

_Nausica, lâche-le. S'il te plaît. Plaide Jason.

 

La jeune fille accède à la demande non sans une certaine réticence.

 

_Disparaît. Ordonne t-elle.

 

Sans attendre l'homme terrifié obéit, filant aussi vite qu'il le peut.

 

_Il va revenir avec plus d'hommes et tu le sais. Fait jason inquiet pour son amie.

_Oui.

_Alors qu'est-ce que tu compte faire?

_Quitter la ville. C'est bien ce que vous voulez tous.

_Je pars avec toi.

_Non.

_Ecoute Nausica...

_Toi écoute. Si je pars c'est juste pour éviter qu'il ne détruise toute la ville, et je n'est pas besoin d' escorte.

_Laisse-moi t'accompagner.

_J'ai dit non. Je me fiche de toi comme des autres, tu n'a aucun intérêt à mes yeux alors tu me lâches. Désormais tu ne m'est plus d'aucune utilité.

 

Sur cette explication, donné avec colère, aussi dur à prononcer pour l'une que dur à entendre pour l'autre, Nausica fuit la personne qu'elle n'aurait jamais cru faire souffrir, la seule qu'elle aurait voulu garder à ces côtés.

 

Jason, incrédule et estomaqué la regarde partir, son coeur lui fait mal, sans qu'il en comprenne vraiment la raison, une envie soudaine le prend, celle d'avouer à Nausica ce qu'il ressent pour elle depuis leurs première rencontre, depuis ce jour où elle l'a sauvé des mains de son bourreau à qui il avait volé de la nourriture.

Seulement, il ne l'a rattrape pas, il ne lui diras pas, car l'explication de Sarah prend forme, quand la fille aux yeux gris qui hante son esprit jour et nuit, qu'il désir prendre dans ces bras, échanger un peu de sa chaleur contre la protection qu'il pourrait lui offrir, partira, ce sera pour mourir.

 

Sur cette accablante vérité qui le frappe, il regrette de ne pas lui avoir donné réconfort et soulagement, ne pas avoir pu sentir sa tête se poser sur son épaule, ses lèvres tant désirées contre les siennes, mais surtout, il s'en veut de ne pas avoir trouvé le courage de braver les interdits pour lui prouver que la vie peut être agréable, qu'elle aussi avait le droit de connaître la douceur, le plaisir et le bonheur d'être aimé, il regrette simplement que Nausica meurt sans avoir connu cette chaleur envahissante et agréable brutale et galvanisante qu'est l'amour, la satisfaction de savoir que l'on compte pour quelqu'un.